Once upon a Toeman...

19 septembre 2016

Press the West End key to restart

Cette année, j'ai décidé de prendre trois semaines de vacances en septembre. C'est la première fois que je prends autant, mais j'en avais terriblement besoin. J'en étais pas au stade du burn-out, mais il me devenait de plus en plus difficile de me pointer au boulot avec sourire et bonne humeur, comme j'ai pris et donné l'habitude de faire. La fatigue a pris le dessus, je n'arrivais tout simplement plus à faire semblant et je voyais bien que la qualité de mon travail se dégradait. Puis à quoi bon continuer à repousser les limites, de toute façon ? Dans mon métier, on est piétinés par la hiérarchie et méprisés par les usagers. La plupart du temps, je m'en fous, mais pas là, c'était la goutte d'eau.

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Alors, un soir d'août particulièrement maussade, sur un coup de tête, j'ai pris des billets d'avion pour Londres et réservé deux nuits à l'hôtel. Je ne suis pas du genre à faire ça, je suis plutôt celui qui va réfléchir à tout pendant des jours et des jours. Mais voilà, si je m'étais mis à réfléchir deux minutes, j'aurais repensé à ma peur de l'avion, au prix déraisonnable que ça représentait, à tout ce qui pouvait mal tourner pendant ces trois jours, aux faits de partir seul, que mon accent français quand je parle anglais est insupportable, et je ne serais probablement pas parti. Là au moins, avec les billets d'avion pris, je ne pouvais plus reculer. J'ai passé mes dernières semaines de boulot à imaginer ce mini-voyage sans jamais regretter une seule seconde de m'être lancé. J'ai commencé à penser à ce que je pourrai faire là-bas, aux comptes que je n'aurai pas à rendre une fois sur place, au "Tube" et à ses messages de service, au West End, à ses théâtres et à la production des Misérables que j'avais vue dans l'un d'eux, il y a deux ans.

Le jour J est enfin arrivé, je me suis levé, j'ai pris ma douche, mon sac, et je suis parti sans me retourner. Bon, j'en menais moins large quand je me suis retrouvé au moment d'embarquer. Je me suis soudainement souvenu de ma peur de l'avion, de cette affreuse sensation d'être enfermé dans un truc qui vole à des centaines de mètres du sol. Une sorte de claustrophobie combinée à une acrophobie, une alliance satanique prête à tout pour foutre en l'air vos nerfs. Un demi lexomil plus tard, j'étais accroché à mon siège, les dents serrées, mais au moins, j'ai pu survivre au vol.

Bref, je ne suis pas venu vous bassiner avec tout le contexte psychologique de ce voyage. Je ne suis pas venu vous raconter comment je me suis senti revivre en me baladant le long de la Tamise parmi les joggeurs londoniens et les rares passants, alors qu'il faisait gris, un peu froid et qu'il bruinait. Je ne suis pas venu non plus vous expliquer pourquoi j'ai passé une demi-heure à écouter une femme chanter du Puccini au Covent Garden Market, ni pourquoi j'ai rêvassé pendant une heure chez Hamleys ou encore comment je suis tombé sur un food truck polonais étonnant à côté d'un autre food truck tenu par des français expatriés fort sympathiques. Non, je suis venu vous parler de The Book of Mormon, un musical que je rêvais de voir depuis des années.

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Alors, pour ceux qui ne connaissent pas, The Book of Mormon est un musical créé pour Broadway en 2011 par Trey Parker et Matt Stone, les créateurs de South Park entre autres, et Robert Lopez, un petit génie dans le milieu (même si tout le monde le déteste sans le savoir, maintenant, à cause de Let it goLibérée, Délivrée.) La production londonienne a débuté en 2013, et ça fait maintenant 3 ans et demi que, 8 fois par semaine, le spectacle affiche complet. Sans parler de la production à Broadway qui elle, existe depuis plus de 5 ans et marche toujours aussi fort.

C'est simple, j'avais des attentes démesurées sur ce spectacle, mais je n'ai absolument pas été déçu. Bon, à mes yeux, KJ Hippensteel et Brian Sears, bien que merveilleux, n'étaient pas à la hauteur de Josh Gad et Andrew Rannells, les premiers à avoir endosser les rôles principaux de ce musical. Mais au final, tout fonctionnait parfaitement. La preuve, je n'ai jamais entendu un public rire autant, et je riais avec eux. On riait fort, sans honte ni retenue, certains en pleuraient, et je peux vous dire que c'est magnifique d'assister à ça. On riait grâce aux paroles des chansons, grâce aux dialogues, mais aussi grâce à la mise en scène formidable, grâce aux comédiens qui donnent vraiment tout au public et grâce à l'orchestre, caché sous la scène. Je ne pensais pas qu'un orchestre pouvait avoir un potentiel comique, et encore moins un timing comique si précis et pertinent. A vrai dire, tout a l'air d'être prévu et réglé au millimètre dans ce spectacle, des chorégraphies jusqu'aux décors, en passant par les lumières et les accessoires.

Alors attention, ce n'est pas pour tout le monde, c'est extrêmement vulgaire et le spectacle en offensera plus d'un. Après tout, on parle des créateurs de South Park, là. (Je précise d'ailleurs que je ne suis absolument pas fan, mais alors pas fan du tout de la série animée.) Le spectacle dénonce beaucoup de choses par la provocation et certains pourraient ne retenir, et je peux les comprendre, que la provocation. Cependant, je reste persuadé qu'il faut arriver à voir plus loin que ça. Les personnages sont des caricatures, certes, mais n'en restent pas moins profondément humains. Ils paraissent ridicules au premier abord, mais si on les observe bien, ils sont d'une honnêteté et d'une naïveté émouvantes et possèdent tous des qualités que l'on aimerait sûrement se trouver à soi-même et aux autres. Sous son air crétin et primaire, The Book of Mormon fait passer quelques messages bien douloureux à toutes les personnes intolérantes qui peuplent cette planête.

Quand est venu l'heure de l'entracte, on était tous frustrés, on aurait voulu que tout recommence de suite. Ma voisine américaine et moi en avons profité pour partager notre enthousiasme après ce premier acte, discussion qui a vite glissé sur la ressemblance entre le comédien principal et Sean Maher dans Firefly. On a ensuite parlé rapidement de Dollhouse, c'était drôlement cool. J'en reviens pas de m'être retrouvé à parler de ce genre de choses à ce moment-là. Quand je vous dis que cette soirée devenait de plus en plus formidable. Puis le spectacle a repris. 

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Le deuxième acte n'a pas fait mentir le premier. Le spectacle s'est terminé dans une bonne humeur collective et réconfortante. La standing ovation a semblé durer une éternité, comme si les gens refusaient de partir et souhaitaient rendre à la troupe tout ce que cette dernière venait de leur transmettre pendant plus de deux heures. Nous avons fini, la mort dans l'âme, par rejoindre les sorties et nous éparpiller dans Coventry Street. Il devait être 22h30. Affamé, j'ai terminé la soirée en dévorant un hamburger sur Leicester Square. J'ai regardé un moment les artistes de rue qui captivaient la foule de noctambules et je suis rentré à l'hôtel, la tête et le coeur légers.

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12 septembre 2013

Apocalypse 101 - Les Comédies, tu apprécieras

Cette année 2013 est décidément une année très bizarre. La pastèque sur le cake, c'est sûrement le fait que je vais rater le lancement officiel de la saison des séries US dans une dizaine de jours à cause de changements radicaux dans ma vie personnelle. Oui, je pourrais bien sûr geindre sur le fait de quitter ma famille, mon beau département, mes quelques amis, mais non, c'est rater toute cette excitation autour des nouveaux pilotes qui arrivent chaque soir qui me fout réellement le moral à zéro. Alors du coup, je me suis dit qu'exceptionnellement, j'aillais céder à l'appel des preairs, ces épisodes qui arrivent sur le net avant même leur diffusion à la télévision. Seulement voilà, seuls les enfants de Satan sortent en preair, ces bêtes monstrueuses, ces créatures diaboliques, ces inventions sadiques que sont les comédies. Vous connaissez mon problème avec les comédies, qu'elles soient single-camera, multi-camera, filmées à dos de chameau ou Dieu sait quoi d'autre, mais je me suis lancé, savourant déjà le fait que j'allais les ratatiner avec ma prose raffinée comme les vaches et parfumée... ben comme les vaches aussi.

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, ce n'est pas une, ni deux, ni trois comédies qui m'attendaient, mais quatre. J'avais vaguement entendu parler de Back in the Game et Trophy Wife lors des upfronts, par contre, The Goldbergs et Welcome to the Family sortaient de nulle part pour moi. Tant qu'à se lancer dans les comédies, autant ajouter les frissons et l'aventure que procurent l'inconnu et la surprise. Et des surprises, ah ben ça, j'en ai eu. Puisque je me suis cassé la tête pour savoir dans quel ordre j'allais les présenter sans arriver à me décider, j'ai choisi de me la jouer à la Roselmack et de vous faire une totale immersion dans ma vie. Je sais, je sais, ça fait envie. Je vais donc tout simplement respecter l'ordre dans lequel j'ai vu ces pilotes, ordre qui était totalement aléatoire.

 

The Goldbergs

Ah, The Goldbergs, autant vous dire tout de suite, que la concernant, il n'y a pas eu de surprise, j'ai détesté du début à la fin. Déjà, le pilote commence avec de la musique à fond pendant que tous les personnages, hystériques, hurlent dans tous les sens. C'est littéralement épuisant de regarder ces premières minutes. J'ai eu du mal à comprendre le concept de la série. Visiblement, les épisodes sont basés sur les vidéos de la vraie famille Goldberg. Bon, autant, j'ai rien pigé et je suis complètement à côté de la plaque, mais c'est pas bien important. Ce qui est important, c'est que j'ai trouvé que les personnages n'ont aucune saveur et ont tous un alter ego déjà existant dans d'autres séries. Sauf que, eh bien, la comparaison est vraiment pas flatteuse pour The Goldbergs. En plus, niveau mère un peu folle, sévère, mais juste, ils ont vraiment pas de bol, je suis en plein marathon Roseanne, qui est un peu une référence en la matière. Bref, à côté d'elle, Beverly fait pâle figure pour le moment. Le père a encore moins d'intérêt et a une voix affreuse. Oui, c'est futile, mais essayez de suivre quelque chose quand vous n'entendez que ça. Une fois qu'on a posé notre attention sur ce genre de détail, il est impossible de faire marche arrière. Les enfants ne m'ont vraiment rien inspiré et le grand-père, eh bien, c'est un petit vieux qui commence à perdre la raison, sauf que là, c'est pas marrant, c'est pas triste non plus, c'est juste comme ça. On voit bien que la série essaye de nous toucher à la fin avec ces petites scènes larmoyantes, mais c'est trop tard, le mal est fait, les 20 premières minutes ont juste achevé l'intérêt que je n'avais déjà pas pour la série. Je reproche beaucoup aux comédies de ne pas me faire rire, mais ça ne veut pas pour autant dire qu'elles ne sont pas marrantes. Là, ce pilote n'est même pas marrant, c'est dire. Je passerai aussi sur la voix off. Je ne suis pas anti-voix off, c'est un procédé comme un autre qui peut s'avérer très efficace, mais ici, ça n'apporte vraiment rien. C'est monotone, ce n'est pas censé faire rire, ce n'est même pas une aide à la compréhension, c'est juste une façon barbante de paraphraser ce qui se passe à l'écran. Adieu, les Goldbergs.

 

Welcome to the family

Voilà, je vous parlais des comédies qui ne me font pas rire, mais que je trouve marrantes, Welcome to the Family en est le parfait exemple. Déjà, je crois que c'est la première fois que j'ai un coup de foudre pour un casting dans une comédie. Alors, attendez, je vais préciser ce que j'entends par là. En dehors de Mary McCormack que j'adore depuis longtemps, je ne suis pas spécialement fan des acteurs de cette série individuellement, mais alors, j'ai trouvé qu'ils fonctionnaient incroyablement bien ensemble. Ricardo Antonio Chavira et Justina Machado, physiquement, ça le fait vraiment, et l'alchimie est parfaite. Pour ce qui est de Mike O'Malley et Mary McCormack, c'est un peu moins évident, mais la bonhommie du monsieur et le talent de madame font que ça fonctionne quand même très bien. Bon en dehors de ça, l'histoire est pas très originale. Deux familles très différentes qui se retrouvent liées parce que les deux enfants ont fait des cochonneries sans préservatif, ça sonne très classique. Mais voilà, j'ai ajouté la comédie à mes séries parce que je me suis senti drôlement bien devant. J'ai l'impression de voir un Los Angeles différent que dans les autres séries qui y sont installées, j'ai souri pas mal de fois, j'ai adoré voir tous ces acteurs interagir et je crois qu'elle vaut la peine que j'y accorde un peu plus d'attention. C'est le genre de séries qu'il est bon de retrouver chaque semaine. Mais hélas, c'est aussi le genre de séries dont je me lasse au bout de quelques épisodes. Happy Endings, par exemple, avait aussi un casting que je trouvais particulièrement bien choisi, je me sentais tout aussi bien devant, mais mon intérêt a commencé à faiblir, j'ai raté un épisode, puis deux et finalement, j'ai fini par archiver la bestiole. On verra ce qu'il adviendra de Welcome to the Family, mais je vais me faire plaisir et m'accorder une série feel good pour les soirées tristes dans mon nouveau chez moi.

 

Back in the game

Une comédie sur le baseball, imaginez ma tête en entendant pour la première fois parler de Back in the Game. Bon, certes, il y a le petit que j'avais adoré dans Private Practice, mais ça faisait un peu juste comme bon point. Bon, en plus, les comédies multi-générationelles, c'est peut-être sympa, mais c'est vraiment très classique. J'imaginais déjà tout un tas de gags basés sur le fossé entre les générations et tout le tintouin qui va avec, et finalement, ben pas du tout. Ce qui m'a assez étonné, dans le bon sens, dans ce pilote, c'est son ton. Par l'intermédiaire notamment du personnage joué par James Caan, la série prend une route réellement abrupte avec des répliques trash et osées. Elles ne sont pas forcément drôles, mais l'honnêteté des personnages frappe parfois sans prévenir. Maggie Lawson qui joue l'héroïne est peut-être celle qui m'a le moins séduit, mais il faut dire qu'elle n'a pas non plus beaucoup de matière dans ce premier épisode pour se démarquer. Le personnage de Benjamin Koldyke m'a bien plu. C'est un enfoiré de première. Il est macho, imbu de sa personne et insensible. Il y a une scène très marrante où il dit à l'héroïne, sans s'en rendre compte, qu'elle est moche, mal coiffée, mais qu'heureusement, elle a du caractère. C'est tellement odieux et il ne se rend tellement compte de rien que ça marche. Je suis pratiquement sûr d'avoir déjà vu cet acteur quelque part, d'ailleurs. Si j'avais pas autant la flemme, j'irais voir sur imdb. Bon, et autre point positif, c'est que le baseball n'est en fait qu'une excuse, on n'en parle pas vraiment, ou alors, assez peu pour que ça ne m'ait pas dérangé. Oh, et j'avais failli oublier, j'ai ri une fois ! Mais d'un rire franc. La toute dernière scène du pilote m'a pris par surprise. Pourtant, le gag était prévisible, mais je me suis quand même fait avoir. C'était un peu le miracle de ma journée et parce que c'est si rare, je lui accorderai plusieurs autres épisodes, voilà.

 

Trophy Wife

Malin Akerman, Bradley Whitford et Marcia Gay Harden au casting de Trophy Wife, rien que ça, ça la plaçait assez haut dans la liste de mes minces espoirs en matière de comédies. Alors, n'étais-je pas objectif quand je l'ai lancé ? Honnêtement, je pense que je l'étais, puisque même si j'aimais le casting, je m'attendais quand même à ne pas y trouver mon compte. Mais le fait d'avoir apprécié les précédentes m'a peut-être mis dans de bonnes conditions. Quoi qu'il en soit, j'ai beaucoup aimé. J'ai souri, et même ri. Si je ne trouve pas l'alchimie entre Malin Akerman et Bradley Whitford époustouflante, je trouve celle entre Malin Akerman et Marcia Gay Harden parfaite. La scène où elles sont toutes les deux présentes à l'école du fils ainé de la famille recomposée pour rencontrer son professeur est délicieuse. Les réactions très différentes face au récit érotique écrit par le garçon en question sont d'une drôlerie agréable. C'est le genre d'humour qui me plait. C'est peut-être pas très fin, mais ça passe par des mimiques, des soupirs, des ricanements et non par des mots. Je dois aussi dire que le petit dernier de la famille, un petit Chinois adopté, est vraiment excellent. Il est malin, le sacripant. C'est un grand classique, le petit mignon fourbe, dans les comédies familiales, mais ça marche à chaque fois. Que ce soit un Dewey (Malcolm in the Middle), un Brick (The Middle) ou encore un DJ (Roseanne), ce sont souvent d'eux qu'on se souvient le mieux. La troisième femme du héros a droit à moins de temps d'antenne, mais elle a l'air d'avoir une sacrée araignée au plafond et Michaela Watkins semble pouvoir être très drôle sans trop faire d'efforts. Bref, encore une comédie que j'ai ajoutée à ma liste.

 

Voilà voilà, donc, qu'est-ce qui se passe, au juste ? J'ai ajouté trois comédies à mon planning, ce qui fait cinq de plus que prévu. En plus, quand je lis les retours sur ces pilotes autour de moi, je vois très peu d'enthousiasme. La vérité serait-elle que j'ai un humour affreusement pourri ? C'est fort possible, je ne vous le cache pas, mais ça reste inquiétant. Pitié, dites-moi que je ne suis pas seul. On pourra créer un collectif de gens qui aiment des trucs pas drôles et n'aiment pas les trucs drôles. Non ? Personne ?

06 juin 2013

Oui, parfois, je regarde des séries.

Hum, je n’ai rien écrit depuis un sacré bout de temps, mais j’ai une excellente excuse, vous allez voir. Déjà, je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé cette année, j’ai accumulé un retard monstre de partout. Je ne parle pas des deux petits épisodes qu’on n’a pas encore eu le temps de voir, je parle de dizaines et de dizaines d’épisodes abandonnés dans la solitude et le froid, dans un endroit peu fréquentable que je vais appeler C:\. Alors, depuis quelques semaines, c’est simple, je passe la plupart de mes soirées, vautré devant la télé, à m’empiffrer sériephagiquement.

Quand j’ai regardé la première saison de Monday Mornings, je me suis dit qu’il fallait absolument que j’écrive quelque chose à son sujet, puis la série a été assassinée par Nielsen et le chagrin m’a enlevé toute possibilité de disserter. L’envie m’a encore pris lorsque j’ai vu Top of the Lake, mais là, la série m’a tellement laissé de marbre que je me suis retrouvé avec strictement rien à dire, à part qu’ Elisabeth Moss est géniale. Reconnaissez que ça fait un peu court pour un article de blog. J’aurais pu écrire sur Nashville, c’est vrai, parce qu’il s’est passé un truc assez stupéfiant quand j’ai rattrapé les quatre derniers épisodes de la série, je suis devenu accro. Jusque-là, je trouvais la série sympa à suivre, sans plus, mais à la fin, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, j’ai été absorbé au point d’être véritablement en manque, alors que la série ne reviendra pas avant plusieurs mois. C’est quand même ballot. Fichu calendrier.

 

Nashville

 

J’aurais pu écrire sur Broadchurch, c’est vrai également. Vous savez peut-être que je suis absolument fan des “whodunit”, alors, un meurtre commis dans une petite ville britannique, vous pensez bien que j’ai ressorti ma loupe pour l’occasion. Ça fait du bien de voir une série comme ça, qui installe une vraie atmosphère, qui maitrise son intrigue et met le téléspectateur à contribution dans la recherche du coupable. C’est quand même vachement mieux quand on doit réfléchir pour trouver le suspect. Non parce que bon, passer 40 minutes à regarder des blouses blanches examiner du pipi, pour qu’à la fin, ils nous sortent que George est coupable parce qu’on a retrouvé des fibres de son slip dans la soupe empoisonnée de Trudy, son petit Yorkshire, merci bien. Bref, superbe série durant laquelle j’ai redécouvert David Tennant et découvert Olivia Colman, absolument formidable dans son rôle. La fin de la série m’a tué, littéralement. Je suis resté allongé sur mon lit, en fixant le plafond, l’œil vitreux, en m’efforçant de ne pas baver d’hébètement. Je n’avais pas ressenti ça depuis… eh bien depuis quelques jours plus tôt, quand j’ai vu le final de In the Flesh. Bon, là, je n’ai rien écrit dessus, tout simplement parce que j’avais un peu forcé sur la dose de Lexomil après avoir vu le troisième épisode. Déchirant.

 

Broadchurch

 

J’aurais pu écrire sur Hemlock Grove, mais franchement, je culpabilisais un peu d’écrire sur cette série alors que je n’avais rien dit sur les précédentes, beaucoup plus intéressantes. Alors attention, j’ai étrangement bien aimé Hemlock Grove, j’avais un peu l’impression de regarder un True Blood qui aurait fait peau neuve. C’était un chouette divertissement que j’aurais plus vu diffusé durant l’été. D’ailleurs, je voulais demander, comment ça se passe pour les Skarsgård ? Ils se reproduisent quand, et à quelle fréquence ? Parce que là, j’ai arrêté de les compter, un peu comme les Hemsworth. Je dois quand même reconnaitre que le jeune Bill a du talent, il a l’aura de la famille, quelque chose qui impressionne, et j’espère qu’on le reverra rapidement. J’espère qu’on reverra moins son partenaire de jeu, par contre, celui qui a un nom de fromage, Landon Liboiron. Je n’ai rien contre lui, mais s’il pouvait changer de métier, ça serait sympa.

Je ne parlerai pas trop de Vikings, puisque j’ai arrêté après quatre épisodes. Je ne saurais même pas dire si c’est bon ou mauvais, le sujet ne m’intéressait juste pas. Je n’ai cependant pas pu m’empêcher de remarquer que Jessalyn Gilsig avait encore obtenu un rôle de bitch manipulatrice. Décidément… Je me demande comment elle le vit. Sûrement bien, une fois qu’elle a touché son chèque, j’imagine.

J’ai vu également la première saison de The Mindy Project qui, à défaut de me faire rire, m’a fait passer des moments sympathiques quand mon esprit n’était pas d’humeur à assimiler un épisode de 40 minutes. J’ai aussi regardé d’autres trucs plus banals, comme Grimm et la fin de Chicago Fire. La première est vraiment dispensable pour le moment, à la fin de la saison 1. J’ai cru comprendre que la saison 2 était bien plus prenante, je ne sais pas encore si j’irai jusque-là, l’avenir nous le dira. La seconde n’arrive pas à passer la vitesse supérieure et nous offre un final sympatoche sans plus. Par contre, les pistes lancées pour la seconde saison sont vraiment pas encourageantes et le spin-off, eh bien, hum, j’aurai piscine le jour où il sera diffusé.

 

Orphan Black

 

J’en viens à la série qui m’a enfin poussé à venir écrire ici, Orphan Black. C’est peut-être la série sur laquelle je comptais le moins. Déjà, j’en avais très peu entendu parler, je ne savais même pas de quoi il s’agissait exactement et je ne connaissais quasi personne au casting. Un soir de folie, parce que vous savez bien que j’ose tout pour la gloire et la science, j’ai lancé le pilote. Et là, eh bien, ça a un peu été le coup de foudre. J’ai trouvé le pilote très bien rythmé et fascinant. J’ai eu un peu peur quand j’ai découvert l’histoire, je me suis dit que ça sentait le trop-plein d’ambition et que ça allait forcément se casser la figure à un moment ou à un autre, et pour être honnête, j’ai encore un peu cette peur-là après avoir fini la saison 1, mais alors, qu’est-ce que c’était fun à regarder ! C’est déjà en grande partie grâce à Tatiana Maslany, formidable. Une grande découverte, cette jeune-là, qui doit camper énormément de personnages différents, et parfois, “en même temps”. Il en faut, du talent, pour arriver à rendre ça crédible. Elle m’a scotché. Le fond de l’histoire est tout aussi accrocheur, un peu d'action par ci, un peu de drama par-là, de l’humour de temps en temps, des personnages secondaires hauts en couleur. Bref, je ne dirai quasi rien sur le pitch, le mieux est encore d’y aller vierge. Mais franchement, ça vaut vraiment le coup, j’étais absolument à fond dedans. Si j’arrive à convaincre une personne qui n’a pas vu la série de la regarder, ma vie sera réussie, j’aurais atteint mon but ultime. Donc, vous savez ce qu’il vous reste à faire, hein. Ne m’abandonnez pas sur ce coup-là.

Bon, maintenant, excusez-moi, mais j’ai une valise à préparer avant de partir pour le soleil. À mon retour, je pense que vous ne me lirez pas à propos de la dernière saison de The Big C, je n’ai vu que le premier épisode et j’ai déjà failli mourir de déshydratation lacrymale. Alors, au bout du 4e, j’ai un peu peur de l’état dans lequel je serai. À très bientôt !

13 avril 2013

What if … au Festival Séries Mania

Des fois, je me déteste. Je me déteste d’être bloqué à ce fichu niveau 133 de Candy Crush, je me déteste de ne pas être Parisien, je me déteste d’avoir trouvé un boulot pile au mois d’avril, je me déteste de louper le rendez-vous sériphilien le plus intéressant qui existe actuellement en France. Je parle bien sûr du Festival Séries Mania qui se déroulera du 22 au 28 avril au Forum des images.

Voilà, je me déteste pour tout un tas de raison, mais comme on m’a demandé très gentiment d’en faire la publicité et que l’évènement mérite vraiment qu’on y accorde de l’attention, je me suis torturé un peu plus en imaginant le programme que j’aurais suivi si j’avais eu la chance d’y assister.

Lundi 22 Avril

Quoi de mieux pour commencer qu’une table ronde sur un sujet qui nous a tous (ou presque) traversé l’esprit un jour ou l’autre, surtout ces dernières années. Adaptations, remakes et reboots : Les séries sont-elles toujours aussi créatives ?  Je pense que l’intitulé montre assez clairement où se situera le débat. Sympa pour commencer ce festival, non ?

Mardi 23 Avril

 

30 grader

 

Mon mardi serait totalement dédié à la Suède.

Je m’imagine m’installer tranquillement devant les deux premiers épisodes de 30 Grader i February et me laisser porter par l’histoire de ces Suédois qui décident de partir vivre en Thailande pour trouver ce qu’ils n’ont pas su trouver dans leur pays natal. Une série qui s’annonce bourrée d’émotions, d’humanité, qui repose sur la quête de soi et du bonheur… Bref, de la poésie à la télé, ça fait parfois énormément de bien.

Le soir même, à 20h30, je jouerais des coudes pour assister à la soirée marathon de Don’t ever wipe tears without gloves. Cette minisérie de 3h nous raconte les ravages occasionnés par l’apparition du Sida dans la communauté gay de Stockholm, dans les années 80. Pour avoir vu les premières minutes (certes, sans rien comprendre du tout), il ne fait pas de doute que rien ne sera épargné au téléspectateur. La série débute sur une scène terriblement authentique et douloureuse.

Mercredi 24 Avril

Le programme serait un peu plus léger, mais tout aussi chouette. Les nouveautés australiennes m’ont pas encore convaincu cette année. Je ne suis pas tombé sous le charme de The Doctor Blake Mysteries et j’ai littéralement détesté Mr & Mrs Murder. Cela dit, je n’ai toujours pas pris le temps d’essayer Please Like Me qui pourtant semblait être la plus prometteuse. Je fais tout à l’envers, c’est pas nouveau. A partir de 21h15, le festival proposera la projection des trois premiers épisodes de la série, suivie d’un débat avec le producteur et l’une des actrices. Cela fait deux raisons d’assister à tout prix à cette soirée. La série est qualifiée par les organisateurs de Girls au masculin, ça fait donc trois raisons. L’Australie est capable du meilleur, surtout en matière de dramédies, je tiens là ma quatrième raison. N’en jetez plus, c’est déjà vendu.

Jeudi 25 Avril

 

unité9

 

Premier gros dilemme insurmontable. J’aurais pu choisir d’aller voir les deux premiers épisodes de la saison 2 de Boss. J’aurais surtout pu choisir d’aller à la rencontre avec Farhad Safinia, le créateur de la série, mais non, l’appel d’Unité 9 a été plus fort. Je vous avais déjà parlé du pilote de cette série québécoise que j’avais plutôt apprécié. Mais il faut savoir que, depuis, j’ai englouti la saison 1 et que je suis devenu absolument accro. C’est terriblement bien écrit et bien joué, j’en veux plus, maintenant, tout de suite, immédiatement. Alors, certes, vous vous dites qu’ayant déjà vu la série, j’aurais pu m’en passer et aller voir M. Safinia à la place, mais figurez-vous que les organisateurs du festival ont invité André Béraud, le directeur de la fiction de Radio Canada. Alors là, non, j’ai tellement envie de construire une statue à son effigie que je ne peux décemment pas louper cette rencontre. Je ne sais pas qui a eu l’idée de lui demander de venir, mais je veux bien créer deux statues, ça ne me dérange pas.

Vendredi 26 avril

Je commencerais avec une deuxième table ronde qui touche à un sujet des plus actuels. Les séries transmedia : Quelles réalités ? Quels enjeux ? Et puisque qu’ils sont les mieux placés pour nous expliquer le pourquoi du pourquoi, je vous fais partager ce que le programme nous indique. “Que ce soit pour faire vivre une série entre deux saisons, parfois séparées de plusieurs années, ou en proposant des expériences multiplate-forme, ludiques et immersives en parallèle des diffusions, le transmedia permet de transformer le spectateur passif en acteur de sa série préférée. À partir d’exemples concrets, nous analyserons cette tendance, avec les créateurs et diffuseurs de ces nouveaux formats.” Bon, j’avoue que toute cette histoire de transmedia me dépasse un peu, mais comme on en parle de plus en plus, je me dis que ça me ferait pas de mal d’essayer de comprendre un peu mieux le bouzin. Après ça, direction Redfern Now parce que j’ai prévu de voir la série depuis un bail et que j’ai honte de ne pas l’avoir fait.

Samedi 27 avril

 

monmeilleurami

 

Après-midi chargée, en ce samedi. A 14h30, j’irais regarder Mon Meilleur Ami. Pourquoi ? Parce que c’est québécois, que c’est ma monomanie du moment, qu’il y a Claude Legault dedans et que j’en avais jamais entendu parler. A peine la projection terminée, je filerais rejoindre les jeunes de Puberty Blues. J’ai assez envie de revoir les premiers épisodes, et surtout, de pouvoir échanger avec le scénariste de la série. Et enfin, à 21h, j’irais à la présentation de Going Home. Bon, je n’y connais absolument rien en séries japonaises. Découvrir les “jdramas” est dans mes projets depuis un bon moment déjà, mais je n’ai pas encore pris le temps de le faire. Pour être honnête, même si je pense que la série me plairait, j’aurais choisi cette projection-là juste pour pouvoir rencontrer Livia de My télé is rich ! qui est chargée d’en faire la présentation.

Dimanche 28 avril

Ah, pour le final, j’aurais choisi de me la jouer aventurier en allant à la projection de Burning Bush qui est une série… tchèque ! Un drama d’un pays où je ne suis encore jamais allé sériphilement parlant et dont le sujet est plus que prometteur, vu qu’il traitera de Jan Palach qui devint le symbole de la résistance à l’occupation soviétique en s’immolant par le feu. Si ça, c’est pas du sujet alléchant, je ne m’y connais plus. Je n’e serais pas allé au marathon comédies, vous savez que c’est vraiment pas mon truc, mais pour ceux qui comptent y aller ou qui hésitent, n’oubliez pas qu'est prévu la projetion de A Moody Christmas dont je vous ai déjà parlé.

Je me rends compte que j’ai exclu de mon programme presque tout ce qui est américain et anglais, mais la sélection est là aussi très bonne, Game of Thrones, Girls, The Americans, Nashville, House of CardsIn the Flesh…Ce n’est vraiment pas par snobisme ou autre, c’est juste que ces séries-là sont plus faciles d’accès et peut-être un peu trop répandues comparé à d’autres qu’on n’aura peut-être plus jamais l’occasion de voir en France.

Si jamais vous assistez à une de ces projections, pensez à moi et surtout, venez me raconter ce que j'ai raté. Si vous rencontrez André Béraud, dites-lui que je cherche un travail et que je suis prêt à cirer ses chaussures et faire le ménage chez lui. Demandez-lui aussi s’il sait quand sera diffusée Autopsies

Plus d'informations sur le festival ici : http://www.forumdesimages.fr/fdi/Festivals-et-evenements/Series-Mania-saison-4

22 mars 2013

Trois continents, trois pilotes.

Je n’ai pas pu regarder mes séries tranquillement ces derniers temps, et voilà ce qui arrive, 538 pilotes à regarder. C’est vraiment trop demander, que le monde arrête de tourner quand je ne suis pas disponible ? Donc du coup, je rattrape doucement, je jette plus facilement, je suis probablement plus exigeant, moins patient, mais c’est la seule solution pour me sortir de cette situation terrible. Prier Sainte Rita et Saint Jude n’aura servi à rien, ils m’ont jamais aidé ces deux nazes, je demanderai plutôt à Belzébuth la prochaine fois. Au moins, je passerai l’éternité au chaud, à jouer au poker avec Satanas et Diabolo. Trêve de bavardage, j’ai décidé de vous faire un petit tour du monde des pilotes que j’ai pu rattraper jusqu’à maintenant. Il viendra probablement un autre article de ce genre, voire plusieurs, quand j’aurai trouvé le moyen d’arrêter de dormir tout en gardant ma fraicheur et ma bonne humeur légendaires.

 

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Commençons par In the Flesh, nouvelle série britannique. Il faut déjà savoir que les zombies ne m’ont jamais effrayé. Alors, n’allez pas croire que je me la joue, je suis un gros trouillard, je sursaute parfois rien qu’en voyant mon ombre, mais mes peurs portent sur des éléments plus rationnels, plus concrets. Les zombies, loup-garous, momies et autres bestioles traditionnelles me laissent de marbre. Par contre, quand il s’agit d’échappés de l’asile, de clowns cannibales, c’est autre chose. J’ai des envies de vasectomie quand je vois des gamins psychopathes et j’aurais pu mettre le feu au Joupi du coin après avoir vu l’oeuvre de Chucky. Bref, revenons à In the Flesh. Je savais juste que ça parlait de zombies, je m’attendais donc à une série d’épouvante, et en fait, il n’en est rien du tout. La série prend un aspect beaucoup plus sociologique. Après une contamination mondiale qui a visiblement été sanglante, les scientifiques ont trouvé un moyen de guérir les zombies de leur frénésie meurtrière et le monde entier se prépare à leur réinsertion. Le problème, c’est que les massacres du passé n’ont pas été oubliés et un mouvement virulent anti-ex-zombies s’est peu à peu constitué. La justice personnelle a pris le dessus, la traque des anciens zombies est en route, les dénonciations et la délation vont de bon train et la situation dans laquelle se trouve la petite ville que nous voyons ne peut que nous rappeler les heures les plus sombres de notre Histoire. C’est une série qui s’annonce bien plus profonde que je ne l’aurais cru, cette histoire de zombies n’est en fait qu’un prétexte à une analyse sociale des plus intéressantes. A suivre avec grand intérêt donc.

 

MrandMrsMurder

Il y a du guest de première qualité dans Mr and Mrs Murder, nouvelle série australienne qui raconte les aventures d’un couple de nettoyeurs de scènes de crime. Entre Anthony Hayes et Hugo Johnstone-Burt, on peut dire qu’ils ont mis le paquet pour le pilote. Malheureusement, il n’y a bien que là qu’ils ont mis le paquet. La série se vend elle-même comme une série humoristique et la chaine semble vouloir souligner cet aspect, mais alors, ce n’est vraiment pas drôle. C’est même pire, c’est ringard. Les dialogues, les acteurs, la mise en scène, la musique, tout est absolument ringard, ça en est presque gênant. Je me demande comment on peut en venir à commander une série de ce genre. C’est Patrick Sebastien, le directeur de la programmation de Ten ou quoi ? Non, vraiment, c’est pas possible, même Derrick pourrait  se moquer d’eux. Je vais donc passer mon chemin rapidement, et pitié, plus jamais ça. Si vous voulez une série policière drôle, allez plutôt voir du côté de Miss Fisher’s Murder Mysteries. Là au moins, c’est réussi, et puis y a Essie Davis.

 

Cult

Cult est en elle-même un sacré concept. Une série dans une série. Des fans un peu trop à fond, des psychopathes, un gourou, et une frontière entre la réalité et la fiction des plus minces. J’avoue ne pas avoir encore tout compris. Ce que je peux dire après ce pilote, par contre, c’est qu’avec un concept comme celui-ci, il faut une écriture et des acteurs extrêmement solides, sinon ça devient ridicule. Et là, on ne peut pas dire que ce soit parfait. Les dialogues sont navrants et j’ai rarement été autant gêné par le jeu des acteurs dans une série US. Alors, je ne pense pas que ça vienne des acteurs en eux-mêmes, mais plutôt de ce qu’on leur fait dire et de leur direction. Ça sonne tellement faux dès le début que j’ai eu du mal à différencier la fiction de la “réalité” au départ. J’espère vraiment que l’écriture va s’améliorer, parce qu’on frise le grotesque pendant toute la durée du pilote. Ce qui est très drôle, c’est que Cult semble un peu être le fantasme de la CW. La série dans la série, diffusée sur la CW, est un énorme succès, les gens en sont fous, les fans sont déchainés, des sites et des jeux de rôle fleurissent de partout, c’est un peu Lost puissance 15, alors que, soyons francs, ça a l’air vraiment mauvais de chez mauvais. Les scènes que l’on voit d’elle sont soit risibles, soit d’un ennui profond, surtout lorsqu’elles s’attardent sur le fameux gourou. En fait, tout est vraiment aberrant et c’est ce qui la rend presque fascinante. Je dis bien presque, hein, faut pas déconner non plus. N’empêche que, malgré tous ces affreux défauts, la série est intrigante et je vais peut-être me laisser tenter par les épisodes suivants. On sera sûrement au-delà du guilty pleasure, ceci étant dit.