Hum, je n’ai rien écrit depuis un sacré bout de temps, mais j’ai une excellente excuse, vous allez voir. Déjà, je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé cette année, j’ai accumulé un retard monstre de partout. Je ne parle pas des deux petits épisodes qu’on n’a pas encore eu le temps de voir, je parle de dizaines et de dizaines d’épisodes abandonnés dans la solitude et le froid, dans un endroit peu fréquentable que je vais appeler C:\. Alors, depuis quelques semaines, c’est simple, je passe la plupart de mes soirées, vautré devant la télé, à m’empiffrer sériephagiquement.

Quand j’ai regardé la première saison de Monday Mornings, je me suis dit qu’il fallait absolument que j’écrive quelque chose à son sujet, puis la série a été assassinée par Nielsen et le chagrin m’a enlevé toute possibilité de disserter. L’envie m’a encore pris lorsque j’ai vu Top of the Lake, mais là, la série m’a tellement laissé de marbre que je me suis retrouvé avec strictement rien à dire, à part qu’ Elisabeth Moss est géniale. Reconnaissez que ça fait un peu court pour un article de blog. J’aurais pu écrire sur Nashville, c’est vrai, parce qu’il s’est passé un truc assez stupéfiant quand j’ai rattrapé les quatre derniers épisodes de la série, je suis devenu accro. Jusque-là, je trouvais la série sympa à suivre, sans plus, mais à la fin, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, j’ai été absorbé au point d’être véritablement en manque, alors que la série ne reviendra pas avant plusieurs mois. C’est quand même ballot. Fichu calendrier.

 

Nashville

 

J’aurais pu écrire sur Broadchurch, c’est vrai également. Vous savez peut-être que je suis absolument fan des “whodunit”, alors, un meurtre commis dans une petite ville britannique, vous pensez bien que j’ai ressorti ma loupe pour l’occasion. Ça fait du bien de voir une série comme ça, qui installe une vraie atmosphère, qui maitrise son intrigue et met le téléspectateur à contribution dans la recherche du coupable. C’est quand même vachement mieux quand on doit réfléchir pour trouver le suspect. Non parce que bon, passer 40 minutes à regarder des blouses blanches examiner du pipi, pour qu’à la fin, ils nous sortent que George est coupable parce qu’on a retrouvé des fibres de son slip dans la soupe empoisonnée de Trudy, son petit Yorkshire, merci bien. Bref, superbe série durant laquelle j’ai redécouvert David Tennant et découvert Olivia Colman, absolument formidable dans son rôle. La fin de la série m’a tué, littéralement. Je suis resté allongé sur mon lit, en fixant le plafond, l’œil vitreux, en m’efforçant de ne pas baver d’hébètement. Je n’avais pas ressenti ça depuis… eh bien depuis quelques jours plus tôt, quand j’ai vu le final de In the Flesh. Bon, là, je n’ai rien écrit dessus, tout simplement parce que j’avais un peu forcé sur la dose de Lexomil après avoir vu le troisième épisode. Déchirant.

 

Broadchurch

 

J’aurais pu écrire sur Hemlock Grove, mais franchement, je culpabilisais un peu d’écrire sur cette série alors que je n’avais rien dit sur les précédentes, beaucoup plus intéressantes. Alors attention, j’ai étrangement bien aimé Hemlock Grove, j’avais un peu l’impression de regarder un True Blood qui aurait fait peau neuve. C’était un chouette divertissement que j’aurais plus vu diffusé durant l’été. D’ailleurs, je voulais demander, comment ça se passe pour les Skarsgård ? Ils se reproduisent quand, et à quelle fréquence ? Parce que là, j’ai arrêté de les compter, un peu comme les Hemsworth. Je dois quand même reconnaitre que le jeune Bill a du talent, il a l’aura de la famille, quelque chose qui impressionne, et j’espère qu’on le reverra rapidement. J’espère qu’on reverra moins son partenaire de jeu, par contre, celui qui a un nom de fromage, Landon Liboiron. Je n’ai rien contre lui, mais s’il pouvait changer de métier, ça serait sympa.

Je ne parlerai pas trop de Vikings, puisque j’ai arrêté après quatre épisodes. Je ne saurais même pas dire si c’est bon ou mauvais, le sujet ne m’intéressait juste pas. Je n’ai cependant pas pu m’empêcher de remarquer que Jessalyn Gilsig avait encore obtenu un rôle de bitch manipulatrice. Décidément… Je me demande comment elle le vit. Sûrement bien, une fois qu’elle a touché son chèque, j’imagine.

J’ai vu également la première saison de The Mindy Project qui, à défaut de me faire rire, m’a fait passer des moments sympathiques quand mon esprit n’était pas d’humeur à assimiler un épisode de 40 minutes. J’ai aussi regardé d’autres trucs plus banals, comme Grimm et la fin de Chicago Fire. La première est vraiment dispensable pour le moment, à la fin de la saison 1. J’ai cru comprendre que la saison 2 était bien plus prenante, je ne sais pas encore si j’irai jusque-là, l’avenir nous le dira. La seconde n’arrive pas à passer la vitesse supérieure et nous offre un final sympatoche sans plus. Par contre, les pistes lancées pour la seconde saison sont vraiment pas encourageantes et le spin-off, eh bien, hum, j’aurai piscine le jour où il sera diffusé.

 

Orphan Black

 

J’en viens à la série qui m’a enfin poussé à venir écrire ici, Orphan Black. C’est peut-être la série sur laquelle je comptais le moins. Déjà, j’en avais très peu entendu parler, je ne savais même pas de quoi il s’agissait exactement et je ne connaissais quasi personne au casting. Un soir de folie, parce que vous savez bien que j’ose tout pour la gloire et la science, j’ai lancé le pilote. Et là, eh bien, ça a un peu été le coup de foudre. J’ai trouvé le pilote très bien rythmé et fascinant. J’ai eu un peu peur quand j’ai découvert l’histoire, je me suis dit que ça sentait le trop-plein d’ambition et que ça allait forcément se casser la figure à un moment ou à un autre, et pour être honnête, j’ai encore un peu cette peur-là après avoir fini la saison 1, mais alors, qu’est-ce que c’était fun à regarder ! C’est déjà en grande partie grâce à Tatiana Maslany, formidable. Une grande découverte, cette jeune-là, qui doit camper énormément de personnages différents, et parfois, “en même temps”. Il en faut, du talent, pour arriver à rendre ça crédible. Elle m’a scotché. Le fond de l’histoire est tout aussi accrocheur, un peu d'action par ci, un peu de drama par-là, de l’humour de temps en temps, des personnages secondaires hauts en couleur. Bref, je ne dirai quasi rien sur le pitch, le mieux est encore d’y aller vierge. Mais franchement, ça vaut vraiment le coup, j’étais absolument à fond dedans. Si j’arrive à convaincre une personne qui n’a pas vu la série de la regarder, ma vie sera réussie, j’aurais atteint mon but ultime. Donc, vous savez ce qu’il vous reste à faire, hein. Ne m’abandonnez pas sur ce coup-là.

Bon, maintenant, excusez-moi, mais j’ai une valise à préparer avant de partir pour le soleil. À mon retour, je pense que vous ne me lirez pas à propos de la dernière saison de The Big C, je n’ai vu que le premier épisode et j’ai déjà failli mourir de déshydratation lacrymale. Alors, au bout du 4e, j’ai un peu peur de l’état dans lequel je serai. À très bientôt !