Ce billet est garanti sans spoilers, ou alors, très, très léger. 

 

Chaque année, je regarde tous les pilotes de Drama, peu importe leur provenance ou leur genre. C’est mon petit rituel de la rentrée que je partage, je le sais, avec de nombreux sériephiles. Pour les comédies, c’est plus compliqué, je reviendrai sur mon problème avec elles ultérieurement. Donc voilà, les premiers pilotes de drama arrivent sur la toile et j’ai décidé de parler de chacun d’eux ici-même. Enfin, peut-être pas tous, il se peut que je n’aie rien à dire pour certains ou que je n’aie pas le courage de le dire.

Le premier à passer sur le grill sera donc le pilote de Revolution.

 

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Donc Revolution est une série créée par Eric Kripke à qui l’on doit Supernatural et produite entre autres par le fameux JJ Abrams. Je tiens d’ailleurs à dire que je suis complètement neutre face à ces deux hommes, je suis ni anti ni pro et du coup, j’ai accueilli ce pilote sans aucun a priori.

Bon, inutile d’essayer de résumer le pitch de Revolution de façon complexe, on va dire que par une belle soirée de je-ne-sais-quelle-saison, tout a sauté et l’électricité ainsi que toute autre forme d’énergie ont disparu. Au bout de cinq minutes, on a droit à une ellipse de 15 ans et on voit comment l’espèce humaine s’est adaptée à sa nouvelle condition. Première petite déception, j’aurais aimé en voir plus avant de bondir dans le temps. Ça se fera probablement via flashbacks par la suite, mais bon, c’est un procédé qui commence réellement à s’essouffler et à m’agacer.

Dès les premières secondes, j’ai commencé à m’inquiéter. J’aime beaucoup Elizabeth Mitchell et Tim Guinee. Elle, je l’ai toujours considérée comme étant une bonne actrice et lui est impeccable dans The Good Wife,  mais alors, la première scène entre eux sonne tellement faux que ça m’en a fait tourner la tête. Je ne sais pas à quoi c’était dû, peut-être aux dialogues ou à la direction des acteurs, mais quelque chose clochait sérieusement. Bon, ça arrive qu’une scène soit un peu ratée, c’est pas un drame, surtout que juste après, la scène du black out est réussie, excitante, impressionnante et donne envie de voir la suite.

Seulement voilà, après, ça se gâte et il n’y a pas que cette première scène entre nos deux tourtereaux qui cloche. Tous les plans paraissent plus étranges les uns que les autres. Les costumes bizarres, certains décors et effets spéciaux ratés, les militaires débarquant sur leurs chevaux et j’en passe. Je ne sais pas vous, mais moi, je ne suis tout simplement pas arrivé à croire ce qu’on me montrait. En fait, c’est probablement réaliste dans le sens que, sans aucune source d’énergie, il faut bien trouver des plans B et retourner à l’agriculture, la chasse, le tricot... Mais c’est tellement mal foutu qu’on a juste l’impression que l’univers entier de La Petite maison dans la prairie a emprunté le Tardis du Docteur et a atterri au 21e siècle. Je me suis vraiment senti mal à l’aise devant ces images, me tortillant sur mon canapé/lit/bureau/table-à-manger en me demandant ce que diable était ce truc. Franchement, à certains moments, c’était très ringard.

Mon niveau d’intérêt pour la série s’est alors vidé aussi rapidement qu’un mojito à Hawaï par une chaude après-midi d’été. J’ai pas adhéré aux enjeux, je ne me suis pas intéressé à l’histoire et encore moins aux personnages. D’ailleurs, en parlant de personnages, il m’a été impossible de m’accrocher un tant soit peu à ceux qui nous ont été présentés. Il faut déjà dire qu’à côté du fils de Revolution, Léo de Smash est un personnage formidable, c’est dire. Les scénaristes et les directeurs de castings gagnent des tickets resto si leur personnage a l’air simplet ? Je soupçonne les différents showrunners d’organiser des diners de cons géants et NBC pourrait bien gagner pour la 2e année consécutive. Je passerai sur la jolie fille rebelle inintéressante, sur l’oncle rustre, sur le beau garçon avec son super arc et les autres. Non, vraiment, non.

Le cliff de fin est aussi terriblement décevant tellement il est prévisible. En fait, à la fin de ce pilote, je ne sais toujours pas ce qu’on veut me raconter et je ne vois pas comment ça pourrait mener à quelque chose de bon. La question du pourquoi du black out ne m’intrigue même pas et je ne suis pas sûr d’avoir la motivation de regarder le suivant pour voir si ça s’améliore. 

Elle commence bien, cette saison, dites-moi.